Photographier le monde, par GranierFamily
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Depuis notre hôtel, nous avons une vue imprenable sur la baie, et les îles éoliennes en face. C’est juste incroyable de voir Vulcano tous les jours, comme nous voyions l’Etna, chaque jour depuis une semaine, encore la veille.

Vulcano est moins visible cependant, en tout cas en cette saison. Les brumes de chaleurs, et la réverbération du soleil l’occulte quelque peu.

Mais parfois il se devine mieux, et quand c’est le matin au lever du jour ou le soir… Les couleurs sont dignes de celles déjà observées ces derniers jours à d’autres endroits de la Sicile. Bref, c’est la régalade.

L’autre point positif, ici : les plages sont splendides, et réputées. Alors nous allons en tester une : celle de la petite ville balnéaire typique sicilienne : Oliveri, au pied de la petite montagne qui domine la baie, du haut de laquelle, une basilique fera l’objet de notre visite le lendemain. Vous allez comprendre pourquoi.

 

Monter à Campogrande est épique. Descendre l’est aussi, peut être plus. La route est autant cauchemardesque à droite qu’à gauche, mais c’est pire en descente, à cause de la prise de vitesse. D’autre part, le moindre virage, même semblant tranquille peut se révéler dangereux car en face, le sicilien basique prend tout à la corde, même avec une Fiat Panda de 1ère génération, essence donc, chargée de 6 personnes  (au lieu de 4) et de bagages sur le toit… Nous traversons le village de Falcone, sans grand charme, mais dans lequel il y a 2 stations services Q8 : une pas chère (1€47 le litre de diésel) et l’autre prohibitive avec 2 prix : une si on se sert soit même : 1€67 le litre de diésel, et l’autre à 1€87 si on se fait servir. Et c’est aussi une Q8, à seulement 1km de distance. Autre particularité, est c’est une rareté : il y a 1 radar de vitesse dans le village. C’est une boite bleue. C’est limité à 50. Mais tout le monde passe devant à 70 sans que l’appareil ne bronche….

Au sortir de Falcone, direction Oliveri, sur la droite, en prenant bien soin de ne pas écouter le GPS qui donne une autre route totalement fantaisiste. D’ailleurs, ni Waze, ni Tomtom, encore une fois pas d’accord, ne donne le bon chemin pour aller à la plage d’Oliveri. C’est tout de même pas croyable : il y a écrit Spiaggia sur des pancartes !!! Pas comme à Avola par exemple.

Bon point donc, qui va se concrétiser 2 min plus tard. Nous avons même l’impression d’arriver dans une ville comme Royan ou St Georges de Didonne, ou La Palmyre. C’est super mignin, typique, ça parle l’italien partout et pas de plaque d’immatriculation étrangère ou rarement. Nous trouvons un super parking arboré, payant, mais à 3€ la journée, hein, on ne va pas se plaindre. Et pour un lundi, à 10h du matin, c’est déjà assez rempli, que ce soit les allées ou les parkings. Mais pas forcément la plage. Certes, il y a du monde. Mais rien de comparable à la côte d’azur ou aux plages d’Avola (Fontaine blanche par exemple c’est l’horreur). Bref, encore un bon point. Tout du long, il y a des petites restaurants, ou des grands, comme d’ailleurs ce que nous avions vu en 2016, dans la région de Balestrate.

La plage est immense, large et longue et la vue juste sublime. Ce n’est pas du sable, mais des petits cailloux clairs. Et la plage est assez propre, nettement plus qu’à Avola par exemple. Et il ya des douches !!!!!

Installation rapide, on fonce dans l’eau merveilleusement claire, dans la quelle une multitude de poissons nagent tranquillement ! comme à Tel Aviv ou dans la mer rouge ! On nage, on s’amuse, l’eau est idéale en température. Bref, le pied.

En revanche, il nous manque un accessoire visiblement indispensable : un parasol. Car au bout de 10 min, et malgré nos précautions, il faut se rendre à l’évidence, on va cuire, et vite, comme un crabe dans une marmite d’eau bouillante. Amélie et Eléa partent en quête du graal, tandis que je badigeonne Matisse et votre serviteur d’indice 50, 35 min plus tard, elles reviennent. Mais le mal est fait. Une rougeur persistante se fait jour…

Nous installons le parasol et ce sera notre maison. Petit pique nique avec les paninis du coin, super bons, pas chers. On mange pour 18€ boisson comprise … qui dit mieux ?

15h30 l’heure du bilan : on a tous pris des coups de soleil. Et heureusement qu’il y avait le parasol. C’est la réverbération du soleil sur les cailloux du sol de la plage qui ont occasionné les coups de soleil ! et pas le soleil directement. On peut s’imaginer l’ampleur des dégâts sans le parasol ni les chapeaux…

Nous rentrons de mission, heureux, mais il faut vite se doucher, s’enduire de crème réparatrice, se reposer, et penser au diner…

Donc un A/R à l’hôtel à nouveau, puis nous rejoignons le restaurant le Lido Belvédère, bien noté sur TripAdvisor. Coucher de soleil, très bonne nourriture, mais nous sommes un peu fatigué et nous n’avions pas réservé. Alors c’est en salle que nous avons dégusté les produits de la mer et les pizzas avant de rentrer à l’hôtel.

Je ne vous l’ai pas dit, mais cet hôtel est un 4 étoiles. Il est réputé pour l’organisation de mariages. Et justement, il y a un mariage. Et c’est la fiesta.

Mais, il est extrêmement bien isolé. Mais vraiment. De notre chambre, à part le feu d’artifice, nous n’avons pas été gêné du tout.

Bref, super journée, on a pas si mal dormi que ça, malgré les coups de soleil. Demain, on va se balader…

La suite… Tinderi

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