Photographier le monde, par GranierFamily
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Prise de possession de notre bateau et voyage jusqu’à Palerme où nous passons la nuit à l’Hôtel Bel 3.

 

Autant vous le dire tout de suite :

Le bateau-Ferry de GNV c’est du grand luxe.

On n’a pas le choix de toute façon : de Gènes c’est GNV ou rien, sinon il faut aller à Livourne et c’est Garibaldi Lines.

Ah, au fait, GNV ça veut dire : Grande Navi Véloce. En gros, ça va vite.

Et c’est vrai, ça va vite.

L’organisation, quand on a connu celle de Garibaldi Lines au départ de Livourne, est totalement différente, et de notre avis, bien meilleure finalement.
Elle surprend, mais réellement c’est plus efficace pour tout le monde.

Revenons à notre arrivée sur Gènes.

D’abord à Gènes, il faut l’avouer, c’est bien fléché, mais il faut être vigilant aux panneaux. Ensuite on passe les contrôles (Passeports et Carte d’embarquement), les douaniers sont là et nous orientent ensuite vers le bon parking (nous c’était le 5, bien faire attention quand ils l’indiquent, les panneaux sont petits).

Puis le parking, 16h40. On est accueilli par une armée de placeurs. L’un d’entres eux met une jolie étiquette bleue sur la voiture, signe d’aventure : « PALERMO », et l’attente commence, sous 37°C à l’ombre… sans ombre !

Il y a une jolie passerelle piétonne en hauteur de laquelle j’ai pu faire quelques photos. Il y a des toilettes, un bar et de quoi se restaurer sur place. Choses qui n’existent pas à Livourne, en tout cas pas en 2016.

De chouettes Ferry et bateaux de croisières décorés nous entourent : Les super Héros Batman-Wonder Woman ou encore Titi et Gros Minet sont ici.

L’attente n’est finalement pas si longue que cela, notre Ferry arrive, tout le monde débarque et c’est à nous.

ATTENTION : les passagers ne doivent pas être avec le conducteur… Et donc prennent tous les bagages indispensables sur le bateau. Et ça peut faire lourd. Finalement à 21h50 environ nous partons de Gènes. Amélie et les enfants avec les bagages et moi qui m’engouffre dans le Ferry, suivant un 3008 marseillais. On m’oriente vers le sous-sol, parking B. On se gare au millimètre. Je prends les affaires restantes, dont un lit pliant et je monte. Ce qui est fou, c’est que même après s’être séparés de 15 minutes environ, on se retrouve pile en haut des escalators du pont n°6 !!! et on se dirige vers la Salle ROMA. Notre dortoir.

Pas mal, chouette, mieux que sur le précédent Ferry. Mais pas beaucoup de place pour mettre des matelas gonflables. En plus le personnel fait dégager tous ceux qui se sont déjà pris les bonnes places sur la moquette dans les couloirs ou les aires de passages…

On commence la visite du bateau, on fait les 3 ponts. Piscine, jacuzzi, plusieurs bars et restaurants, des salles de jeux, de la musique. La Totale.

On commence à bouger un peu et on commence à avoir faim.

Amélie avait tout préparé magnifiquement. Pains spéciaux, légumes, thon en boite, amandes, bananes séchées, salade verte, chips et beaucoup d’eau. On s’est donc installés sur le pont, le n° 9, celui de notre salle avec fauteuils (j’en parle après), dans le vent (incroyable ce vent ce soir là), d’abord dans le grand jour, puis peu à peu, le soleil s’évadant, sous les spots du Bateau.

C’est la soirée des toutous. Il en est garnis. Des petits bruyants, des moches, des beaux, des précieux de de très grands. Tous sympas, sauf certains roquets…

C’est toujours dommage, que sur ces grands bateaux, il n’y est pas d’endroits vraiment prévus pour eux, avec des espaces verts par exemple, et non partagés avec les piétons. Cela oblige à naviguer entre les petites flaques de pipi… Mais les propriétaires sont bien équipés. Le chenil est là pour les chiens bruyants. Les toutous ont une nounou d’ailleurs, qui fait ce qu’elle peut.

Cette nuit là c’est l’éclipse de lune du « siècle », comme à chaque fois…
Sauf que pour nous, ben … c’est nuageux sur l’Ouest. Et on n’a rien vu du tout, à part Jupiter dans la première partie de la nuit plein sud.

Bref, la nuit arrive, je me suis exercé un peu, mais j’avoue je n’aime pas trop la photo de nuit. Malgré un bon appareil pour ça, sur un bateau, ça bouge, je ne vous l’apprends pas. Et bouger, en pose longue, ça nous expose à des flous. Et c’est moche. Alors à un moment, résigné, on doit aller au dodo. Pas de lune, Juste Jupiter. Enfin, une tâche jaune inédite, plutôt….

Heureusement, que je me lève tôt. On m’y a un peu forcé en fait, j’avais mis en place le lit pliant Décathlon (1 min chrono) dans le fond de la salle pour être allongé.

Mais à 3h40, un homme âgé Italien m’a réveillé pour chercher un truc dans un placard situé à côté de moi. Le côté  pratique… je n’avais pas vu ce placard.

Bref, donc à 3h40 du matin, et après environ 3h de sommeil à peu près réparateur, me voilà debout. Et je vois ma Bibiche  derrière le lit, par terre… je n’ose pas la réveiller, et puis finalement à 5h je me lève et elle prends ma place, Amélie me prête son foulard. Chouchou dort bien. Le Lever de soleil m’attend…

Nous sommes peu nombreux. Pas plus de 10 à être réveillés. Et on a tous un appareil en main, au pire un smartphone. On attend le graal.

Le temps qu’il arrive ce graal, je me rend vite compte que la Lune est toujours pas mal rousse finalement. Je change de bord, et je file, entre les jets d’eau des hommes qui nettoient les ponts, prendre position à en endroit pas trop venteux, et me permettant d’être calé. Car avec le 300 mm, ça ne pardonne pas…

Cette lune est superbe. Et je prends plein de clichés. Quand j’entends un peu de bruit à l’opposé. Il arrivé !!!

Je cours, je ne change pas d’objectif, un bateau nous croise, et le graal survient. Instant magique où il émerge de la mer, si beau, si peu lumineux, si rosé puis en un souffle, se jette dans le ciel avec une vigueur que les nuages n’arrivent pas à atténuer.

C’est magique. Féérique. Ma journée finalement commence bien…

Il est encore tôt, je file au bar qui vient d’ouvrir pour travailler un peu. Amélie m’y rejoint, non sans m’avoir cherché dans tout le bateau avant…

2 caffè macchiato, délicieux. Et on rejoint les enfants finir le petit déjeuner avec eux. On va se poser là, pont 9. Attendre. C’est long un peu monotone. Heureusement qu’il y a des toutous et des gens à observer. On doit déjeuner aussi. Amélie et Eléa on trouvé un coin génial, pont 7, dans une coursive face à la mer. Sans le bruit horrible du moteur. J’ai même réussi à y dormir ainsi que les enfants.

Puis c’est l’appel, tous dans la salle de bal, à l’avant du bâteau ! 2 bonnes heures d’attente… Mais des festivités nous y attendent… Et c’est pas piqué des hanetons !!!!

Nous nous retrouvons cernés. 2 GO, un homme et une femme, déjantés, nous font participer, à grands cris et musique au clavier des années 80, à un blind test musical. Sauf que là, ce sont des standards de la culture italienne. Majoritairement. C’est donc drôle pour nous. Mais alors pour un Italien, c’est du sérieux… ET évidemment, il y en a toujours un plus malaise que les autres, qui trouve presque tout.

Bref, un joyeux moment.

Enfin, nous débarquons. Les pilotes descendent en cale chercher leur monture, tandis que la famille doit porter les bagages à nous attendre dehors sous 37°C…

Une fois tout le monde récupéré, les bagages remises en coffre, nous partons en quête de notre Hôtel Bel 3, sur les hauteurs.

Il se mérite. Ça monte, ça tourne, et il faut prier pour ne croiser personne…

Finalement, arrivés, bien accueillis par un monsieur parlant magnifiquement le français, je me gare dans un parking, loué à l’avance – il valait mieux. Et nous découvrons notre chambre familiale et la vue… Je vous laisse juge.

Le soir, super diner au restaurant de l’hôtel et premier contact avec les italiens et italiennes de sortie, même pour aller simplement diner à l’hôtel. Un truc de fou. Heureusement qu’on s’était tous douché et que l’on sentait bon 😉

Cadre sympa, et « pagamento » douce pour l’endroit. Une bonne adresse. Même si nous émettons un petit bémol : l’insonorisation, passable voire  médiocre…. Le lendemain, visite de Monreale et on rejoint notre petit paradis à Brucoli.

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