Photographier le monde, par GranierFamily
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Vendredi, nous n’avons pas bougé :

Trop chaud, et crevé de la veille par la visite à la Villa Romana del Casale.
(enfin surtout à cause de la route)

Je me suis un peu amusé avec l’appareil le soir. Voir en partie Privé pour les personnes autorisées.

Le lendemain : Ragusa.

D’abord, le trajet depuis Brucoli est vrai périple. Surtout avec des GPS (celui embarqué TOMTOM et l’autre – Waze) qui ne sont pas d’accord. Il faut le faire.

Aller – la route la plus droite, pas la moins longue en durée. Mais seulement 10 min d’écrit avec la route « roulante »…

Certe la route de l’aller est tortueuse, monte haut (près 1000m d’altitude ! mais 33°C …), mais au moins, elle est quasiment vide de voiture.

Il faut faire attention aux trous béants de la chaussée et au papis qui roulent trop à gauche. Mais dans l’ensemble, franchement, c’est fatiguant, mais pas trop stressant.

L’arrivée à Ragusa, est donc tranquille, d’autant que l’on passe à côté d’un lac superbe, avec un barrage, il nous a semblé. Mais pas moyen de s’arrêter. Nous avons pu admirer également que le centre de la Sicile est très rural et agricole, beaucoup de cultures variées et en étage (restanque) comme dans beaucoup d’endroits montagneux.

Bref, l’aller, super.

Arrivée à Ragusa par le bas, au sud est et nous grimpons. Car Ragusa, c’est un piton. Nous allons vite le découvrir à pieds.

Nous nous trouvons une zone en zone bleue, matérialisée par des lignes jaunes, non loin de la partie la plus prisée des guides de tourisme.

C’est pittoresque, différent des autres cités déjà vues. Peu de monde. C’est surprenant. Peu de touristes, et pas beaucoup d’activité.
Quelques maisons en réfections, du linge qui sèche dans le vide, on se demande même comment il se trouve là, des rues étroites.
Le secret dans Ragusa, c’est d’avoir le nez en l’air. Les balcons sont décorés, il y a des fresques sculptées ou peintes ou les deux. Mais c’est souvent en mauvais état. C’est dommage.

Nous prenons vite la mesure du vieux Ragusa. Nous nous retrouvons dans un très chouette jardin public, dans lequel il a plusieurs édifices religieux.

L’un d’eux a été transformé en restaurant. Non merci. Le panorama depuis le jardin est charmant, il ya des jeux pour enfants et une jolie fontaine, non l’un d’eux monument du souvenir aux morts.

Nous entrons dans l’une des églises, et sommes estomaqués par le lieux. Extérieurement, délabrée. Intérieurement, c’est somptueux, quoique sombre. Les photos vont être difficiles, mais j’ai l’autorisation de m’aventurer dans le coeur… Alors pose longue.

Nous restons un peu, une petite prière et repartons. C’est que c’est déjà l’heure de déjeuner. Carte blanche aux enfants. Nous faisons halte chez un caviste qui propose des sandwich typiques siciliens, à base d’aubergine, de salami ou d’autres petites douceurs locales, accompagnées d’une limonade locale, acide mais délicieuse. Nous nous sommes régalés.

Repartons en chasse : le duomo nous attend. Dans les rues, peu de boutiques, c’est différent de Noto ou de Syracuse sur ce point.
Mais cela témoigne également de l’attrait touristique moindre de Ragusa finalement.

Le Duomo se dresse soudain devant nous. Il est majestueux. C’est presque le point le plus haut.
Grilles fermées… En fait tout est fermé jusqu’à 16h !!! déception.

Nous grimpons sur sa gauche, par le bel escalier et allons voir au dessus ce qu’il y a.

Le point de vue sur la ville est superbe, et nous voyons mieux le Duomo. Surtout, les nuages qui arrivent et les gouttes d’eau… Pensons à rentrer…
Une jolie pluie s’abat sur nous, et l’orage gronde au loin.
Ragusa nous laisse sur notre faim. Surtout ce la ne tient pas du tout la comparaison avec Syracuse ni Noto, ni Taormina.

Nous redescendons jusqu’à la voiture pour repartir, par le chemin, dit « rapide »…

En réalité, le trajet est extrêmement dangereux. Personne n’est capable de respecter les limites de vitesse indiquées. Même si on le veut, on devient alors un danger réel pour les autres… Alors on roule à 90 au lieu de 50 (!!!!) sur des lignes droites bien larges, mais au revêtement majoritairement abimé. Beaucoup de voies sont sans visibilité, et une ligne blanche, parfois double, marque l’interdiction de doubler, ce que nous respectons.
Mais pas les siciliens. Et bon nombre d’entre eux trouvent que la voiture devant eux, DOIT être doublée car elle se traine. Sauf souvent la voiture qui double fait 3 fois moins de chevaux que la mienne par exemple, double en côte dans un virage en aveugle et donc sur la ligne blanche, avec nous au milieu… C’est un miracle à chaque fois que ça passe. Mais ça ne passe pas pour tout le monde… Beaucoup de petites croix fleuries sur les accotements en témoignent. Et puis, l’expression pardonnez-moi « coller aux fesses » s’applique très bien à leur façon de doubler. C’est juste pas possible de faire ça !! à 110 (au lieu de 70 par exemple), serrer mon pare-choc comme ça, c’est juste pas possible, et ensuite doubler sans voir devant avec un pouvoir d’accélération nul comparé à ma voiture nous plus ! Bref….

Et c’est presque tout le trajet « nationale/départementale » comme ça. Résultat, migraine pour moi. Faire 130 km dans ces conditions est épuisant.

Sur le retour, nous partons chercher de fabuleuses crème pistache et à la noisette chez « GelFruit », c’est assez loin, sur le bord de l’Etna. LA société ne vend pas aux particuliers, mais on tente notre chance. Petit appel en Anglais, réception « tranquille » et accueil 5 étoiles 🙂 par une hôtesse parlant très très très bien le français. Nous repartons avec des pots directement fait à l’usine juste pour nous !!!!! Fantastique.

Retour sur Brucoli où l’Etna nous attend…

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